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Cours de fiqh (jurisprudence)

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Cours de fiqh (jurisprudence)

Message par Jibril le Sam 21 Juin 2008 - 16:11

As-salamou ^alaykoum

La jurisprudence et tout ce qui à trait à la pratique du musulman. Il est donc un devoir de connaitre les obligations et interdictions relatives à la pratique de chacun des des piliers de l'Islam.

Je vais poster ici les cours étalés sur toute l'année allant de la purification à la prière que nous avons eu auprès de notre chaykh, qui suit l'école de fiqh de l'Imâm Mâlik (rahimahou l-Lah).

En parallèle je posterai les cours par registre dans les sections appropriées.

Bismi l-Lah.

Cours n°1 du 11 Ramadan 1428
(23/09/2007)

I.Hadith Jibrîl :

Au dire de Sayyiduna ‘Umar – qu’Allah lui accorde Sa satisfaction – :

« Un jour, alors que nous étions assis avec le Messager d’Allah – la bénédiction et le salut d’Allah sur lui – survint un homme. Il était habillé d’un vêtement excessivement blanc. Ses cheveux étaient très noirs. Il ne portait sur aucun signe de voyage. Aucun d’entre nous ne le connaissait. Il alla s’asseoir en face du Prophète – la bénédiction et le salut d’Allah sur lui – appuyant ses genoux contre les genoux du Prophète – la bénédiction et le salut d’Allah sur lui – et ses mains sur ses jambes.

Il dit: « O Muhammad! Informe-moi sur l’Islam (الإسْلامُ)». Le Messager d’Allah – la bénédiction et le salut d’Allah sur lui – répondit: « L’Islam, c’est témoigner qu’il y n’a de dieu qu’Allah, et que Muhammad est le Messager d’Allah; c’est faire la prière ; payer la zakat ; jeûner pendant le mois du Ramadan ; et accomplir le pèlerinage à la (maison d’Allah) si tu as les moyens de t’y rendre ». L’homme dit: « Tu as dit la vérité ». Cette parole nous étonna : comment pouvait-il poser des questions au Prophète – la bénédiction et le salut d’Allah sur lui – et, en même temps, confirmer ses réponses? Puis il dit : « Parle-moi de la Foi (al-Îmân = الإيمانُ) ». Le Prophète – la bénédiction et le salut d’Allah sur lui – répondit: « La Foi, c’est croire en Allah, Ses anges, Ses livres, Ses messagers, au Jour du Jugement et au destin, qu’il soit bon et mauvais ». L’homme reprit: « Tu as dit la vérité. Maintenant, parle-moi de l'Excellence (al-Ihsan = الإحْسانُ) ». Le Prophète – la bénédiction et le salut d’Allah sur lui – répondit: « L’Excellence, c’est adorer Allah comme si tu Le vois, car si tu ne Le vois pas, assurément Lui te voit ».
Puis L’homme dit: « Maintenant informe-moi sur l’Heure.» Le Prophète – la bénédiction et le salut d’Allah sur lui – dit: « Celui qui est questionné n’en sait pas plus que celui qui questionne ». Il dit: « Alors parle-moi de ses signes.» Il répondit: «La fille esclave donnera naissance à ses maîtresses ; tu verras les va-nu-pieds, pauvres bergers construire de grands édifices.» Alors il s’en alla et le temps s’écoula. Longtemps après il me demanda: « O `Umar, sais-tu qui a posé ces questions? » Je répondis: « Allah et Son Messager le savent mieux ». Il poursuivit : «Il s’agissait de Gabriel (Jibrîl). Il est venu vous enseigner votre religion.»
Rapporté par Mouslim.

Pour le Fiqh,
l’islam dans ce hadith renvoie au Fiqh (Jurisprudence)
l’imân dans ce hadith renvoie à la Croyance islamique = al-‘Aqîda (العَقِيدَة ُ)
l’Ihsân dans ce hadith renvoie à la spiritualité = al-Tasawwuf (التـَّصَوّفُ)

L’ouvrage au programme est le Matn d’Ibn Âshir traduit en français sous le titre, « L’essentiel de la religion musulmane », éditions Iqra, 2007.

II.Recension du Coran

Dès l’époque du Prophète (صَلــَّى اللهُ عَلـَيْهِ و سَلــَّمَ), la recension du Coran eut lieu mais elle était éparpillée.
La 1ère tentative d’une recension regroupée remonte à Sayyiduna Abû Bakr al-Siddîq (رضي الله عنه) après la mort dans la Yamâma de 70 Compagnons qui le connaissaient parfaitement.
C’est Sayyiduna ‘Uthmân bnu ‘Affân qui achèvera cette tâche. D’où la mention en arabe rasm ‘uthmânî رَسْمٌ عُثمانِيّ ٌ) = vulgate othmanienne) sur chaque exemplaire du Coran.

III.Les 4 fondateurs des écoles du Fiqh sunnite

Abû Hanîfa (m. 150H= 767) a rencontré 6 Compagnons. Il vécut à Kûfa. Il possédait une intelligence hors du commun. Son école s’est surtout diffusée au Moyen et Extrême-orient (Turquie, Egypte, Syrie, Inde, Pakistan, Indonésie, Malaisie…).
Mâlik Ibn Anas (m.179H= 795) a vécu à Médine, d’où son surnom d’ « Imam de Médine ». Son école s’est surtout diffusée au Maghreb et en Andalousie, ainsi qu’en irak mais jusqu’à la fin du 7ème siècle de l’hégire seulement. L’Imam Mâlik a appris l’islam auprès de 900 cheikhs dont 300 tenaient leurs enseignements des Sahaba eux-mêmes et les 600 autres des élèves des élèves des Sahabas. Lors de ses études, il a noté par écrit des quantités très importantes de Hadiths. Ses cahiers faisaient plusieurs tomes. Puis il a trié tous ces hadiths, et a retenu les plus authentiques qu’il a consignée dans son célèbre livre al-Muwatta’ (المُوَطأ)1. Un second ouvrage intitulé al-Mudawwana (المُدَوَّنـَة)2 compilé par ses élèves regroupe les questions-réponses entre l’Imam et ses élèves lors des cours qu’il leur dispensait.
Al-Shâfi‘î (m. 204H= 820) a vécu en Irak puis en Egypte. Son école s’est surtout diffusée en Egypte, en Syrie et au Yémen.
Ibn Hambal (m. 241H= 855) a vécu à Bagdad. Son école s’est surtout diffusée dans la péninsule arabique, y compris dans les pays du Golfe ; mais cette école, aujourd’hui, tend malheureusement à s’effacer à cause du Wahabisme.

I.Présentation d’Ibn ‘Âshir (m.1040H= 1631) et de son poème

Juriste (faqîh = فـَقِيهٌ) originaire d’Andalousie (sud de l’Espagne). Il vécut à Fès (Maroc).
Il a composé un poème de 314 vers qu’il a divisé en 3 parties correspondant aux 3 degrés du hadith Jibrîl (voir ci-dessus).
Il commence par citer les 3 auteurs sur lesquels il s’est appuyé pour chacune des parties de son poème :
al-Ash‘arî pour les règles de la Croyance
L’Imam Mâlik pour les règles du Fiqh
Al-Junayd pour les règles de la spiritualité

Il expose ensuite sa méthode
On étudiera uniquement la partie de son poème consacrée au Fiqh.
Les conditions obligatoires que doit remplir tout musulman pour pratiquer l’islam :
a)sain d’esprit
b)pubère : les règles (ou la grossesse) pour les femmes, les poils pubiens ou le sperme pour les hommes ; à défaut, l’âge est fixé à 18 ans selon l’avis majoritaire.

II.les Cinq Statuts Légaux (al-Ahkâm = الأحْكامُ)1

1-obligatoire (Fard = فـَرْضٌ) : ce que tout musulman2 (apte à la pratique de l’islam) doit obligatoirement faire. Ex : les 5 piliers de l’islam.
2-Illicite (Harâm = حَرَامٌ) : ce que tout musulman doit obligatoirement ne pas faire. Ex : boire de l’alcool.
3-Recommandé (Mustahab = مُسْتـَحَبٌ ; Mandûb = مَنـْدوبٌ) : ce qu’il est recommandé de faire. On dit souvent que c’est Sunna3, selon la pratique du Prophète (صَلــَّى اللهُ عَلـَيْهِ و سَلــَّمَ). Ex : Jeûner trois jours par mois.
4-Déconseillé (Makrûh = مَكـْروهٌ) : ce qu’il est recommandé de ne pas faire. Ex : lors des ablutions, se laver l’avant-bras 4 fois au lieu de trois.
5-Licite (Mubâh = مُباحٌ) : est licite tout ce qui n’entre pas dans les 4 catégories précédentes. C’est le statut par défaut.

Remarque : L’Imam al-Shâfi‘î est le premier à avoir écrit sur Usûl al-Fiqh4.






III.Les deux types d’obligation5

L’obligation individuelle (Fard al-‘ayn = فـَرْضُ العَيْن ِ): elle est obligatoire pour chaque musulman.
L’obligation collective (Fard al-Kifâya = فـَرْضُ الكِفايَة): un groupe parmi les musulmans doit l’accomplir au nom de tous les autres, ce qui en dispense ces derniers. Ex : La prière des funérailles : elle est obligatoire mais il suffit qu’un groupe l’accomplisse au nom de l’ensemble de la communauté, pour que les autres en soient dispensées.


La prière de l’absent (Salât al-Ghaïb = صَلاةُ الغـَيْبِ) : le Prophète (صَلــَّى اللهُ عَلـَيْهِ و سَلــَّمَ) a accompli à distance la prière des funérailles sur le Négus, le roi d’Abyssinie, qui avait embrassé l’islam en secret.

[fin]
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Re: Cours de fiqh (jurisprudence)

Message par Jibril le Sam 21 Juin 2008 - 18:59

As-salamou ^alaykoum

Cours n°2 du 18 Ramadan 1428
(30/09/2007)

I.Rappel

En sunnisme, il y a :
2 écoles de Croyance (Imân)
4 écoles de jurisprudence (Islam)
Des centaines d’écoles de soufisme (Ihsân)

Le Cheikh al-Butî de Damas estime que le soufisme est aujourd’hui devenue obligatoire, tant les musulmans sont « à côté de la plaque », tant ils ne vivent pas l’islam de l’intérieur.
Al-Junayd était l’élève de Marfû‘ al-Karkhî (environ 240 H) .
L’Imam Mâlik a dit : «  Celui qui applique le Fiqh sans pratiquer le Tasawwuf (le soufisme) est un pervers (fâsiq فاسِقٌ =); celui qui pratique le Tasawwuf sans appliquer le Fiqh est un hérétique (Zindiq= ِزنـْدِيقٌ), enfin celui qui réunit les deux, est dans la Vérité ».
Ahl al-Sûffa (les gens du banc= أهْلُ الصُّفـَّة): nom désignant 70 compagnons qui vivaient dans un vestibule (ou un portique) couvert inclus dans la mosquée de Médine. Ils y passaient leur temps et pratiquaient le dhikr en permanence. Ils n’en sortaient que pour cultiver la terre ou pour combattre. Ils n’avaient aucune famille, ni femme, ni enfant.



II.La Propreté (al-Tahara = الطـَّهارَةُ)2

Remarque : les traducteurs du Matn d’Ibn ‘Âshir ont oublié 3 vers concernant ce chapitre.

La propreté se rapporte à trois choses :

L’eau avec laquelle on fait ses ablutions,
Le corps et les vêtements admis pour faire la prière,
Les tissus (comme tapis) et l’emplacement réservés à la prière

Ainsi sont envisagées l’ensemble des choses qui rendent impures l’eau, le corps et les vêtements. Toute prière est nulle et irrecevable sans le nettoyage préalable d’une chose impure. La propreté du corps ne renvoie pas au rite des ablutions qui relève de la Pureté rituelle et, de ce fait, est traité dans le chapitre suivant.

A-L’eau propre (al-Mâ’ = الماءُ)

Règle : L’eau utilisée pour les ablutions (al-Wudû’ = الوُضُوءُ) doit être pure, épargnée de tout changement concernant 3 points:

1-La couleur
2-L’odeur
3-Le goût

Ces 3 conditions doivent être réunies pour que l’eau soit considérée comme pure et purifiante.


Questions/Réponses

Q1 : Si, dans une grande bassine d’eau destinée aux ablutions, un peu de lait tombe par inadvertance, l’eau est-elle toujours pure et purifiante ?
R1 : Oui si aucun des 3 changements ci-dessus n’est constaté.
Q2 : Si c’est un peu d’urine ?
R2 : Oui, mais si de l’eau pure est disponible ailleurs (robinet…), alors elle devient déconseillée (makruh =مَكـْرُوهٌ ). En revanche, si l’eau est altérée, elle est impure.
Q3 : si l’eau sent le soufre ?
R3 : Oui si c’est une eau naturellement soufrée ; de même que l’eau de mer qui a un goût salé est pure ou une eau naturellement gazeuse. En revanche, une eau rendue gazeuse par ajout de monoxyde carbone ou qui a pris une odeur de javel (due à l’ajout d’une pastille purifiante introduite dans la bassine) n’est plus valable pour l’Wudû’ mais valable pour la cuisine.
Q4 : Une eau usée retraitée dans une station d’épuration ?
R4 : Oui même si elle a une légère odeur de chlore, car eau destinée à l’ensemble de la communauté urbaine.
Q5 : Une eau déjà utilisée pour les ablutions (et qui serait retombée dans la bassine), est-elle encore pure pour de nouvelles ablutions ?
R5 : Oui si les 3 conditions sont toujours réunies. Non pour les Hanéfites. Si une femme qui a ses règles touche une eau pour les ablutions, cette eau est toujours pure.
Q6 : si une fiole de parfum tombe dans l’eau ?
R6 : Non, si l’eau en a pris l’odeur. En revanche, une eau qui a naturellement une odeur de jasmin, par exemple, du fait qu’elle est extraite d’une rivière bordée de fleurs est pure.
Q7 : Peut-on nettoyer un vêtement sali par une impureté avec de l’eau altérée par du lait ?
R7 : Non sauf si pas d’autre eau disponible à côté.
Q8 : Si un chien a bu dans la bassine ?
R8 : Pour les Malikites seulement, l’eau reste pure mais il est recommandé de la changer et de laver la bassine 7 fois, et ce conformément au hadith dans lequel il est dit qu’après avoir interrogé le Prophète (صَلــَّى اللهُ عَلـَيْهِ و سَلــَّمَ) sur un pareil cas, il a répondu : « lavez le bol 7 fois ». Les Malikites sont en effet les seuls à estimer que l’ordre dans ce hadith est recommandé et non obligatoire contrairement aux 3 autres écoles qui l’estiment obligatoire. De plus le chien est considéré comme propre pour les Malikites, de même que sa salive, mais pas pour les autres écoles. Donc si un chien lèche une partie du corps de l’homme ou de la femme, il est inutile de la nettoyer.
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Re: Cours de fiqh (jurisprudence)

Message par Jibril le Ven 27 Juin 2008 - 16:41

Cours n°3 du 25 Ramadan 1428
(07/10/2007)


A-Les animaux propres

Règle : Tous les animaux vivants, même le porc, sont propres pour les Malikites et donc n’altèrent en rien l’eau qu’ils touchent.

Questions/Réponses

Q8 : Si un chat boit dans la bassine ?
R8 : l’eau est toujours pure. En fait, tous les animaux qui circulent autour (al-Tawwâfûn = الطـَّوَّافونَ) des hommes sont considérés comme purs et donc n’altèrent en rien l’eau qu’ils touchent.
Q9 : l’eau d’une marre où viennent s’abreuver les animaux sauvages, notamment carnassiers, est-elle pure ?
R9 : Oui en raison d’un hadith rapporté par Ibn Majah et que l’on trouve aussi dans le Musannaf de Abder-Razzâq. Egalement, un hadith relatif aux compagnons et rapporté par ‘Umar allant dans ce sens se trouve dans le Muwatta’. Le Grand-père d’Ibn Rushd faisait le raisonnement analogique (al-Qiyâs = القِياسُ) suivant:
« Si l’animal mort est impur, alors l’animal vivant est pur ».
S’agissant du Porc, et en se fondant sur le Coran (Sourate ٥ « La table », verset 3), c’est la chair de porc qui est impure, donc quand il est mort seulement.
Q11 : Le corps du mort est-il impur ?
R11 : Non, même s’il s’agit d’un non-musulman. Arguments : Coran (sourate al-Isrâ’, verset 70) et le hadith qui rapporte que le Prophète (صَلــَّى اللهُ عَلـَيْهِ و سَلــَّمَ) a fait entrer le corps d’un non-musulman dans la mosquée.
Tout insecte mort et qui n’a pas de sang est pur.
Tout ce qui sort de la mer est pur.
Tout prédateur est interdit comme nourriture. Mais cet avis ne fait pas l’unanimité au sein de l’école malikite.
Tout fluide naturel de l’animal, tel que les larmes ou la salive, est pur mais pas les excréments.
Tout poisson rejeté par la mer est impur sauf si on a assisté au rejet, auquel cas il est pur. Chercher le Hadith de la baleine.
B-Les vêtements

Une tâche de sang (animal comme humain) ou un ensemble de petites tâches rassemblées pas plus gros qu’une pièce de 5 francs ne rend pas le vêtement impur pour la prière.
L’eau valable pour purifier un vêtement sali par une impureté doit remplir les mêmes conditions que l’eau pour al-Wudû’ (la couleur, le goût, l’odeur)


C-Remarques sur la fatwa

Le propre d’une fatwa est de changer avec le temps et l’espace. Ainsi l’imam Shâfi‘î a changé les 2/3 de ses fatwas lorsqu’il est passé de l’Irak en Egypte, tant les deux sociétés étaient différentes.

Autre remarque :

Pour l’intérêt général de la communauté, on peut verser la Zakat al-Fitr dès le premier jour du Ramadan. C’était déjà l’avis de quelques savants malikites ; le Cheikh al-Mulûd, un grand faqîh malikite, a dit que cet avis est le plus retenu actuellement.
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Re: Cours de fiqh (jurisprudence)

Message par Jibril le Ven 27 Juin 2008 - 16:45

Cours n°4 du 9 Chawâl 1428
(21/10/2007)


Remarque sur les statuts légaux (al-Ahkâm = الأحْكامُ) :

le déconseillé (Makrûh = مَكـْروهٌ) : si le musulman s’abstient de faire une action déconseillée, alors il accomplit une bonne action ; mais s’il la fait, ce n’est pas considéré comme un péché.
Recommandé (Mustahab = مُسْتـَحَبٌ ; Mandûb = مَنـْدوبٌ) : si le musulman fait une action recommandée, alors il accomplit une bonne action ; mais s’il ne la fait pas, ce n’est pas considéré non plus comme un péché.


A-Les animaux (suite)

Selon l’avis majoritaire dans l’école malikite, les prédateurs (animaux chassant et possédant des griffes ou des serres) tels que le tigre, le lion ou les rapaces, sont déconseillés à la consommation (Makrûh = مَكـْروهٌ). Le chat entre aussi dans cette catégorie.
Selon l’avis majoritaire retenu actuellement dans l’école malikite, les 5 animaux suivants sont interdits à la consommation (Harâm = حَرَامٌ) : le porc, l’âne, la mule, le cheval et le chien. Argument principal : le porc en vertu de plusieurs versets explicites1 ; l’âne, la mule et le cheval en raison de leur utilité pour la monture et le trait ; le chien ??? Il existe cependant un autre avis qui n’est pas majoritaire dans l’école malikite qui classe ces animaux, sauf le porc, dans la catégorie du Makrûh = مَكـْروهٌ en argumentant qu’il n’existe aucun texte explicite qui les interdit comme pour le porc, et qu’en cas de faiblesse physique, manger leur chair représente un intérêt médical. En revanche, le zèbre est licite à la consommation car c’est un animal sauvage non domestiqué.
Règle : tous les animaux autorisés à manger sont purs tout comme ceux qui sont interdit à la consommation. Donc, si l’un d’eux touche l’eau des ablutions (al-Wudû’= الوُضُوءُ), celle-ci reste pure ; et si l’un deux touche une partie du corps humain ou un vêtement, il n’est pas nécessaire de les laver avant de prier.
Les animaux morts par accident ou retrouvés morts sont impurs. Si on les touche ou qu’ils ont touché un habit et qu’on porte quelque chose d’eux à cause de leur toucher, on doit laver la partie concernée, à savoir l’impureté qu’on porte sur nous à cause de leur toucher, comme la salive par exemple.

B-Les peaux

Règle : La peau suit la chair.

Si l’animal est retrouvé mort, alors sa peau est impure.
Si l’animal a été égorgé, de deux choses l’une : soit l’animal est autorisé à la consommation, auquel cas sa peau est pure ; soit l’animal est déconseillé (Makrûh = مَكـْروهٌ), et alors sa peau l’est aussi.
Les poils, la bourre2 et la laine de tous les animaux, mêmes morts, y compris le porc, sont purs tant qu’ils n’ont pas été arrachés avec leurs racines.
Les poils arrachés d’un animal halal égorgé sont purs.

C-Les liquides

Règle : Tous les liquides sont halâl (donc purs) sauf ceux qui provoquent l’ivresse.
Tout ce qui rend ivre est impur. Cependant le parfum, contenant de l’alcool, l’eau de Cologne ou un médicament alcoolisé sont autorisés et purs.
Règle : Toute substance provoquant l’ivresse est interdite en grande quantité comme en petite quantité.
Le lait des femmes musulmanes ou non est pur.
Le lait des animaux autorisés et des animaux déconseillés est autorisé et pur.
Le lait des animaux interdits (jument…) est impur.
Ce qui est impur doit être lavé avant la prière.

D-Les déchets des animaux

L’impureté = an-Najâsa = النـَّجاسَة ُRègle : Tous les déchets (y compris les urines et excréments) des animaux autorisés à la consommation sont purs.

Si on voit un animal manger une impureté (comme la poule par exemple), alors ses déchets sont impurs.
Les déchets des animaux déconseillés sont impurs.
Les déchets des animaux interdits sont impurs.
Hadith rapporté par at-Tirmidhî : « Vous pouvez prier (sallû = صَلـُّوا) dans les endroits où on attache les moutons, les vaches et les chèvres…  les animaux domestiques halâl à manger  (al-ghanam = الغـَنـَمُ) »

E-Autres substances

Le vomi est pur sauf s’il est acide et que la nourriture qu’il contient est en cours de digestion (transformation).
Les glandes à musc des gazelles (d’où on extrait le vrai musc) sont pures.
Le vinaigre est halâl et pur, parce qu’il ne rend pas ivre (même en grande quantité- voir la règle ci-dessus).
Les fumées de tout animal rôti sont pures.
Les braises imprégnées de graisses (de l’animal rôti non halal) sont impures.
- Sont pures uniquement les braises de ce feu non imprégnées de graisse impure, selon l’avis majoritaire.
La fumée de tabac n’est pas impure.
Le sang versé ou répandu5 est impur, conformément aux mêmes versets explicites que pour la chair de porc. Mais le sang qui reste dans la chair et certains organes (foie, rate) après sacrifice, est autorisé à la consommation et pur.
Les défenses de l’éléphant sont pures qu’il soit égorgé ou non ; mais dans le second cas, elles sont déconseillées. Elles sont faites d’ivoire qui entre dans la catégorie des pierres précieuses.

Remarque :

- Quand il y a un consensus (ijmâ’= إجْماعٌ) de l’ensemble des savants sur une interdiction, comme sur l’alcool par exemple, alors c’est Harâm. Mais si pas de consensus entre les savants, alors cela peut être autorisé ou non suivant les avis.
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